Responsabilité environnementale oblige, les buildings se mettent au vert. Des normes, des certifications et autres labels nationaux ou internationaux s’imposent progressivement et se retrouvent en concurrence.
Objectifs ciblés : l’efficacité énergétique des bâtiments, la réduction de leur consommation en eau, une bonne qualité de l’air ambiant, un environnement sain, un confort de vie à l’intérieur (vue, odeurs, bruits, hygrométrie,…), des matériaux de qualité, un site écologiquement durable, etc. Autrement dit, un confort global, vérifiable et mesurable.
Divers critères chiffrables ont permis d’établir des standards. L’américain LEED (Leadership in Energy and Environnemental Design) est devenu une référence internationale, y compris en Chine. Facile à mettre en œuvre même dans un contexte international, le label LEED est soutenu par un marketing solide qui a permis de démocratiser les notions de bâtiments verts, aux Etats-Unis d’abord, à l’international ensuite.
Développé en Grande-Bretagne et adopté par l’association internationale des centres commerciaux, le BREEAM (Building Research Establishment Environmental Assessment Method) compte parmi les plus anciens standards verts. Lancé dans les années 1990, aujourd’hui, il s’exporte à l’étranger, mais pas (encore ?) en Chine, même si certains promoteurs, de centres commerciaux notamment, commencent à s’intéresser à ce standard.
D’autres labels nationaux éprouvent plus de difficultés à s’exporter hors de leurs frontières d’origine, tels le français HQE (Haute qualité environnementale), le danois Eco Profile, le néo-zélandais Nabers ou l’australien Green Star.
Pour les Jeux Olympiques, les Chinois avaient développé leur propre label, le GOBAS, qui ressemblait fort au japonais CASBEE. Aujourd’hui, ils ont développé un nouveau standard, le Green Building Label (GBL) noté sur 3 étoiles, un label fortement inspiré de BREEAM et de LEED. Populaire à Hong-Kong, le label HK BEAM est lui aussi directement inspiré de BREEAM. Selon les observateurs internationaux, le standard GBL chinois peinerait encore à s’implanter, sans doute à cause d’une certaine faiblesse des textes et de l’absence de clarté dans les structures de contrôle.
L’US Green Building Council octroie quatre niveaux de certification allant du premier niveau à la certification de platine en passant par l’argent et l’or. Les « rumeurs » de marché font état de bâtiments qui se sont vus promettre un certificat GBL à condition d’obtenir par ailleurs un certificat LEED. Si cette pratique se développe, elle pourrait être un moyen pour les autorités chinoises de renforcer la popularité de leur standard, mais elle présente un risque pour sa crédibilité auprès des investisseurs étrangers.
Christine Simon








