Après le Nid d’oiseau de Pékin et l’opéra sur la place du peuple de Shanghai, Saint Gobain a choisi l’Expo 2010 et sa zone des bonnes pratiques urbaines comme vitrine de ses technologies « vertes ». Le géant français a investi dans le pavillon Rhones-Alpes, un montant resté secret, « Parce que ce pavillon sera permanent, nous ne voulions pas nous contenter d’une vitrine pour six mois » explique Jose Martos, directeur à Shanghai de Weber-Maxit, filiale de Saint-Gobain spécialisée dans les matériaux haute-performance.
Pour l’avenir le géant français de la construction s’est donné comme mot d’ordre : qualité de vie et économie d’énergie. Difficile dans ces conditions de passer à côté de l’Expo de Shanghai et son penchant pour le développement durable explique Jose Martos.
La façade du pavillon sera faite de matériaux innovants qui permettent d’économiser de l’énergie, le « Weber Mineral Decorative Render », d’une impressionnante longévité, quinze ans contre cinq à huit ans pour des revêtements classiques, ce qui limite les travaux de reféction. Un mortier imperméable « maison » sera appliqué dans toutes les salles d’eau du pavillon, alors que le sol sera constitué d’un béton autonivellant Saint-Gobain recouvert d’un produit de finition appliqué par une pompe spéciale « la meilleure technologie dans le secteur explique Cristopher Ji, responsable qui ajoute : « Nous voulons mettre en avant notre image d’entreprise innovatrice haut de gamme ».
Le pavillon Rhone-Alpe utilisera aussi le
« double silver off line low-e glass », un double-vitrage particulièrement innovant qui permet 80% d’économie d’énergie supplémentaire par rapport au double-vitrage classique. Autre nouveauté en démonstration, le plafond « ecophon » qui stoppe la pollution sonore pour un espace de vie plus agréable. Au deuxième étage, le pavillon Rhône-Alpes a prévu un système de vidéo 3D où Saint-Gobain pourra faire la démonstration des technologies. Au-dessus, il y aura une exposition permanente des produits Saint-Gobain.
« L’Expo 2010 est une plateforme où amener nos consommateurs » explique Jose Martos. La cible principale de cette démonstration technique est le marché chinois bien sûr. La construction continue de tourner à plein en Chine, le pays va dépasser les Etats-Unis pour devenir le plus grand marché de construction au monde. Le gouvernement, conscient des enjeux environnementaux, impose des réglementations de plus en plus strictes notamment en matière d’isolation. Pékin vise une réduction de la consommation de 30% à 50%, voire 65% par rapport au bâtiments plus anciens, et crée ainsi des segments de marché à plus forte valeur ajoutée. Saint-Gobain veut profiter de l’Expo pour gagner en visibilité.
Emilie Torgemen
Shanghai 2010 se veut verte et durable. Le design et la construction de chaque pavillon doivent obéir à des critères de développement durable et répondre à la certification « bâtiment vert ». A la clé, des économies d’énergie, d’eau, l’utilisation d’énergies renouvelables et de matériaux recyclables. Chaque bâtiment devra veiller à son taux d’afforestation (nombre d’arbres replantés qui l’entourent). Enfin les différents pavillons devront obtenir le certificat d’évaluation de leur impact environnemental, et veiller à ce que les équipements de contrôle de la pollution soient approuvés par l’autorité de Shanghai.
Dernière innovation : la création d’une bourse d’échange de carbone. Les organisateurs attendent 70 millions de visiteurs et prévoient 9 millions de tonnes de CO2 d’émissions. Grâce à la bourse, les visiteurs pourront racheter leurs émissions et l’argent sera réinvesti dans le green.
http://www.terra-economica.info/Cap-vert-pour-Shanghai-2010,1622.html








